Une délégation composée de hauts cadres représente la Guinée aux 57-ème Assemblées Annuelles du Groupe de la BAD à Accra au Ghana.

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Accra, la capitale ghanéenne abrite depuis le mardi 24 mai, les travaux au sommet des traditionnelles Assemblées Annuelles du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD). Quelques 3 milles invités, personnalités et experts se retrouvent au pays de Kwamé Nkrumah, après 2 années (de travaux en format Visio conférence), pandémie de la Covid 19 oblige.

La délégation guinéenne à ses assises est conduite par Mr Sidi Mouctar Dicko, Haut cadre au MEFP, représentant Mr le Ministre de l’Économie, des Finances et du Plan Dr Lanciné Condé en qualité de Gouverneur pays temporaire assisté de Mr le Directeur National des Investissements Publics, Ibrahima Sory Camara (Gouverneur pays suppléant temporaire) ainsi que de Mr Hamzata Diakité, Directeur National Adjoint de la Dette.

Très active, la délégation guinéenne multiplie au Centre International des Conférences d’Accra les rencontre en plénière, les échanges en panels et les entretiens avec les partenaires autour des projets et programmes d’investissements publics financés et figurant dans le portefeuille actif de la BAD en Guinée.

La délégation a rencontré Mme la Vice-Présidente du Groupe de la BAD, Mme Yacine Diama Fall et échangé avec Mme la Directrice des Opérations de la BAD basée à Abidjan. Les discussions ont porté sur les ressources du FAD 15 susceptibles d’être allouées à la Guinée. Une enveloppe de 105 millions de dollars us de disponibles qui pourrait servir au financement de deux (2) projets, à haute maturité, dans le secteur de l’énergie et de l’agriculture, d’ici fin juin 2022.

La mission guinéenne à ses assises a aussi pris part à la Réunion du Conseil des Gouverneurs qui a débattu des stratégies de la BAD pour la décennie à venir. Outre les top five, des questions sensibles comme le climat sont au cœur des actions

D’ailleurs, « Favoriser la résilience climatique et une transition énergétique juste pour l’Afrique » est le thème choisi cette année par le board de la BAD pour susciter et animer les débats et réflexions. Une thématique en parfaite adéquation avec les préoccupations de l’heure et qui balise déjà, le chemin menant aux préparatifs de la COP27 que la ville touristique de Charm el-Cheikh en Égypte va abriter en novembre prochain.

En effet, ces 57 èmes assemblées annuelles du Groupe de la BAD se focalisent sur les voies et moyens tendent à aider le continent noir à relever les défis du changement climatique en travaillant à la mobilisation des financements innovants.

Le Patron du Groupe de la BAD avait souligné les grands défis et enjeux de ces Assises d’Accra avec notamment la dynamique qu’il compte insufflée en termes de stratégie d’adaptation au changement climatique. Pour Akinwumi Adesina ces fléaux qui affectent le continent ont un coût humain et financier : « L’addition s’élève à 50 milliards de dollars, chaque année, d’ici à 2040. Nous ne sommes pas responsables du changement climatique, mais nous souffrons de manière disproportionnée de ses conséquences négatives », avait-il déclaré.

Le président de la BAD rassure de l’engagement de son institution à contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre du continent : « le gaz naturel doit rester un élément fondamental du système énergétique de l’Afrique parce que nous avons besoin de systèmes énergétiques stables, nous devons créer des emplois et nous avons besoin d’industries. L’Afrique ne peut pas être pauvre, nous voulons aussi être riches. Nos populations le méritent », confie le Patron de la BAD qui parie sur un doublement du budget climat de la BAD.La Guinée et le Groupe de la BAD, développent une coopération exemplaire, en témoigne les engagements de la BAD qui sont passés de 180 millions de dollars US en 2017 à 640 millions de dollars US en 2021 pour un portefeuille actif multiplié par trois (3) ces dernières années. Des financements qui touchent une palette de secteurs allant de l’énergie aux mines et transports en passant par les routes, l’agriculture, l’environnement, les finances, le social… jusqu’à la gouvernance.

En rappel, la cérémonie d’ouverture a été présidée mardi, par le Chef de l’État Ghanéen en présence de ses homologues de Tanzanie, des Comores et du Mozambique.

Synthèse : Service Communication Relations Publiques MEFP